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Les dossiers du Dr JP STOSSKOPF

Dossier 024

MICROBES ET ANTIBIOTIQUES

 

L'usage des antibiotiques, surtout ceux absorbables par la bouche, s'est multiplié, banalisé, depuis une trentaine d'années. Bien sûr, la médecine humaine a précédé la vétérinaire et la médecine des pigeons a adapté tout cela, comme il convenait. Les succès de cette médecine des pigeons (mais il en est de même dans toutes les médecines) ont eu pour conséquence une banalisation de ces antibiotiques, beaucoup d'erreurs, beaucoup de racontars et donc beaucoup d'échecs. Essayons d'y voir plus clair.

Les antibiotiques, dans leur très grande majorité, sont produits par des champignons inférieurs, moisissures etc .... présents dans le sol, poussant sur certaines denrées, etc, etc... Des spécialistes ont couru le monde, des pôles à l'équateur, à la recherche de champignons susceptibles de secréter un nouvel antibiotique. On en a trouvé actuellement 3.500. Ajoutons que l'antibiotique naturel, secrété directement par le champignon, est ensuite l'objet de modifications artificielles innombrables qui en augmentent l'efficacité ou privilégient certaines propriétés.

Un antibiotique peut avoir deux propriétés distinctes : l'une est le blocage de la multiplication du microbe (il détruit certains produits indispensables à la reproduction du microbe), les globules blancs du sang étant chargés de •< faire le ménage •> et de débarrasser le corps des microbes mis ainsi dans l'incapacité de se multiplier. Tous les antibiotiques ont cette propriété... sur les microbes qui leur sont sensibles. L'autre propriété est une propriété de « désinfection » : l'antibiotique lui‑même, après un temps de présence dans l'organisme plus ou moins long (d'où la nécessité de prolonger suffisamment le traitement) tue lui‑même les microbes. Ce ne sont plus que leurs cadavres que les globules blancs ont à débarrasser. Tous les antibiotiques n'ont pas cette propriété : ceux qui l'ont sont dits « bactéricides ».

 

L'efficacité des antibiotiques est spécifique : c'est‑à‑dire que tel antibiotique est actif pour tel microbe. Cette action doit être affinée. Prenons un exemple : une colonie est frappée de paratyphose. Un laboratoire en isole une « salmonella typhimurium » qui se révèle sensible à la terramycine. Cet antibiotique sera sûrement efficace dans cette colonie. Mais si une colonie située à 300 m connaît la même maladie, rien

ne dit que le germe (salmonelle T.M.) responsable sera, lui aussi, sensible à la terramycine. Si un traitement stoppe l'évolution, c'est que le germe est sensible à cet antibiotique, mais s'il ne la stoppe pas, ce n'est pas parce que « cela ne vaut rien » mais tout simplement parce que le microbe en cause n'est pas sensible à cet antibiotique. C'est un peu comme si on n'emploie pas la bonne clé dans une serrure.

Certains germes ‑ dont les variétés sont très nombreuses (et longues et difficiles à préciser) ont une sensibilité très variable aux divers antibiotiques courants. II en est ainsi par exemple des staphylocoques (germes associés très très fréquents dans le coryza). L'échec d'un traitement est donc le fait d'une mauvaise adaptation du remède au germe en cause. Alors ou bien il faut faire à chaque fois un antibiogramme, c'est‑à‑dire essayer un certain nombre d'antibiotiques sur les cultures de ce microbe pourvoir lesquels sont actifs, ou bien faire un traitement « aveugle » à modifier et reprendre en cas d'échec. En dehors de cette alternative, il n'y a rien.

L'emploi rationnel des antibiotiques est soumis à un certain nombre de règles. Tout d'abord, il faut savoir qu'un certain nombre d'entre eux, absorbés par le bec, ne traversent

pas l'intestin. Ce sont donc sous réserve que l'antibiotique employé est actif contre le germe en cause ‑ d'excellents remèdes intestinaux mais c'est tout. Sont dans ce cas, la streptomycine, la gentamycine, la néomycine, la colimycine pour ne citer que les plus connus. Utilisés en injections intramusculaires, ils sont par contre actifs dans tout l'organisme.

Certains antibiotiques sont toxiques à des doses proches de la dose thérapeutique (celle qu'il faut employer). Un surdosage ou l'emploi trop prolongé de la streptomycine, de la gentamycine, de la néomycine peuvent créer des troubles auditifs, des atteintes du rein. Donc pas d'emploi sans prescription précise de l'homme de l'art, aveuglément respectée.

Ensuite, il y a « la dose thérapeutique ». C'est la dose nécessaire et suffisante pour obtenir le blocage et l'élimination du microbe de la maladie en cause. S'ajoutent à cette notion de dose thérapeutique, le rythme des administrations, et celle de durée du traitement.

Bien sûr, l'antibiotique est, après un certain temps (de quelques minutes à plusieurs heures) soit éliminé (par les reins ‑ les urines ‑ ou l'intestin ‑ la fiente) soit décomposé et inactivé (le plus souvent au

niveau du foie ou des reins). Force est donc de renouveler la dose, de manière à maintenir la dose thérapeutique (donc suffisante) aussi régulièrement que possible dans l'organisme du pigeon ; par l'eau de boisson, en multipliant les repas (au moins 2, 3 par jour) de manière à multiplier d'autant les besoins d'eau de boisson, par comprimés en administrant au moins 2 fois par jour, en injections de même, à moins d'employer ‑ si elle existe ‑ une forme retard bien supportée.

Un certain nombre de balivernes fleurissant parmi les amateurs, beaucoup raccourcissent le traitement. Comme je l'ai écrit plus haut, cela risque de permettre un nouveau départ du mal soit parce que l'action antibiotique a été trop courte pour permettre aux globules blancs de terminer leur travail, soit parce que l'action bactéricide de l'antibiotique ‑ s'il en a une ‑ n'a pas eu le temps de s'établir.

D'autres allègent les doses prescrites, sous le prétexte idiot que « ça fatigue les pigeons ». Des pigeons à qui il faut donner des antibiotiques ne sont habituellement pas en grande forme, sinon ils n'en auraient nul besoin. Alors le bon sens veut que ce soit la maladie qui les fatigue plutôt que son remède, quel qu'il soit. La dose thérapeutique a été établie après de multiples

essais, d'abord au niveau de l'antibiogramme, ensuite sur le plan pratique. C'est celle qui donne les meilleurs résultats. L'alléger c'est permettre au microbe de s'habituer au remède : en quantité insuffisante, l'antibiotique n'empêche pas le microbe de se reproduire. Ainsi naissent des souches résistantes, contre lesquelles l'antibiotique, quelle que soit la dose employée, ne sera plus efficace pendant très longtemps. On ne manie pas les antibiotiques n'importe comment.

 

Si l'organisme malade est victime de microbes dangereux qu'on combat par un ou plusieurs antibiotiques actifs, cet organisme contient aussi de « bons microbes », hôtes normaux de l'intestin, de l'arrière bouche, des fosses nasales, qui peuvent être sensibles aux remèdes employés. Aussi est‑il souhaitable de rétablir l'équilibre microbien dans ces organes. En l'absence d'une culture de cette flore normal, on administre utilement aux pigeons, après une cure antibiotique, des ferments lactiques vivants.

 

  Dr Jean‑Pierre STOSSKOPF

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