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Les dossiers du Dr JP STOSSKOPF

Dossier 004

LA CONSANGUINITÉ

 

La consanguinité, c'est la culture entre membres de la même famille. Ça c'est la définition. Mais il convient de préciser l'affaire. Si on cultive entre eux les membres d'une même famille, c'est qu'ils ont tous des qualités que nous cherchons à reproduire. On cultivera donc en consanguinité une famille où il y a de nombreux bons pigeons, de manière à tenter d'augmenter le pourcentage de bons pigeons révélés chaque année.

Mais les caractères de chaque pigeon sont multiples. II y a ceux que nous voyons, palpons, c'est le phénotype : tel caractère de l'ossature (long, court, profond, plat, etc ...) du plumage (couleur, forme des rémiges, épaisseur du plumage de couverture) de l'oeil, etc... II y ales caractères cachés (récessifs) qui peuvent réapparaître lorsqu'ils existent également chez le conjoint (cachés c'est‑à‑dire récessifs), c'est le génotype. Et puis, il y a ce que nous cherchons tous : la qualité sportive. Ça on le constate, on cherche à l'expliquer mais ce n'est pas évident. Toutes les théories qui ont vu le jour à travers toute l'histoire de la colombophilie avaient toutes pour objectifs de permettre la détection, à priori, du bon pigeon.

Tout l'art de la consanguinité sera donc d'accoupler ensemble des pigeons ayant des caractères physiques semblables, une valeur sportive égale et ayant une origine commune.

Accoupler le grand‑père avec sa petite‑fille en tant que telle n'a aucun sens. Cela en a un, si la petite‑fille ressemble beaucoup à ce grand‑père et est un crack comme lui.

En effet, beaucoup de caractères héréditaires sont "à gènes multiples". Par exemple la couleur de l'iris. On pourrait penser que le caractère "oeil rouge" est un caractère simple et que, quand on accouple un oeil rouge avec un oeil blanc, on tire des jeunes à yeux rouges et des jeunes à yeux blancs. C'est beaucoup plus compliqué que cela. Dans chaque couleur de base (soit brun, jaune‑rouge, rouge, blanc) il y a plusieurs gènes (caractère héréditaire). Comme le brun domine le jaune-rouge qui lui‑même domine le blanc, aucun pigeon n'a un oeil "pur". Par exemple, un oeil rouge contient non seulement au moins un caractère jaune mais encore peut‑être un caractère blanc. D'où l'extrême variabilité dans la couleur des yeux des descendants selon qu'il y a plus ou moins de caractères jaunes par rapport au rouge, et de caractères blancs (récessifs). On peut seulement dire qu'il y a couleur pure quand l'oeil est blanc, encore que cet oeil est plus ou moins sablé de rose. On voit l'extrême complexité de l'affaire. Ajoutons que chez les macots, l'iris est décoloré en proportion des plumes blanches et apparaît alors partiellement noir (en fait il est décoloré et c'est la rétine ‑ noire qu'on voit dans le fond de l'oeil).

Jusqu'à la révolution dans l'élevage d'après guerre, on a vécu dans les limites de la "morale humaine". Accoupler des parents proches ne se fait pas ! Il n'y avait qu'une exception ‑ anglaise pour la formation de la race bovine Hereford, où le taureau "tête de souche" avait été accouplé successivement avec ses filles, petites‑filles, arrières‑petites filles, etc... avec sélection sévère (sans laquelle rien n'est valable) à chaque génération et cela pendant 8 générations.

L'après‑guerre a vu, aux États‑Unis, des études de consanguinité très rapprochés (frère et sueur) chez les poules pondeuses. Énorme pari puisqu'il consistait à cultiver en parallèle plusieurs familles (de même race, ou de races différentes : Leghorn, Rhode‑Island, etc...) selon la technique suivante

  • Génération I : un coq (fils de grande pondeuse dûment contrôlée) est accouplé avec un parquet de 10 de ses propres sueurs. Leurs neufs sont mis à couver et on teste la ponte de leurs filles. Étant donné la ponte abondante des poules, on fait cela avec plusieurs coqs (qui sont donc frères) et leurs soeurs. On ne garde que les poulettes les meilleures pondeuses venant du même coq. Toutes les autres familles (coqs, poules) sont écartées de la culture.

  • Génération II : Même technique. Chaque coq valable physiquement de la génération I est accouplé avec 10 de ses sueurs. On teste la ponte de leurs filles et les meilleures poulettes de la meilleure famille (même père) sont seules retenues. Toutes les autres familles (coqs et poules quelles que soient les performances individuelles de certaines poulettes de ces familles) sont écartées de la culture.

  • Génération lII: Les coqs et les poulettes de la génération II sont soumises aux mêmes techniques. Cependant, à ce stade, on assiste à une chute verticale des rendements de ponte et à une diminution du gabarit. C'est là qu'il faut tirer son chapeau à ces techniciens: continuer dans cette voie après avoir constaté cette déchéance progressive dénote une confiance extraordinaire dans le raisonnement scientifique théorique.

  • Génération IV: Le même scénario continue. Abaissement encore du gabarit physique et de la ponte.

  • Génération V : Tout change. On accouple un coq de la génération IV d'une famille avec des poulettes de génération IV également mais d'une autre famille (soit de la même race, soit d'une race différente). Et là, miracle

vitalité extraordinaire, gabarit magnifique, rendement en neufs formidable (les "plus de 300 oeufs" par an sont courants).

Et les descendants de la génération suivante sont encore très supérieurs à leurs ancêtres de la génération I.

Maintenant cette technique (dont le grand maître fut M. Humphrey qui fut aussi Vice‑Président des États‑Unis) a gagné le monde entier et on lui doit cette révolution dans l'élevage avicole, avec toutes ses conséquences financières.

Il était évidemment bien tentant d'essayer une technique comparable chez les pigeons voyageurs.

 

Cela fut fait aux États‑Unis par mon confrère Whitney avec des Huyskens VanRieI; en Allemagne aussi.

 

J'ai personnellement engagé le même processus. II est encore trop tôt pour faire des statistiques, ma génération V n'en étant qu'à ses tout débuts.

 

Je peux cependant faire dès maintenant quelques remarques. L'accouplement frère et soeur, à la condition absolue que tous deux soient d'excellents pigeons de voyage, donne une très bonne proportion de bons pigeons, parfaitement normaux. En tout cas, une proportion de bons pigeons supérieure à chacun de ces pigeons "en croisement".

Ensuite, j'ai très bien réussi avec des couples formés de deux pigeons eux‑mêmes issus de frère et sueur. Donc croisement de deux très consanguins (toujours issus de très bons pigeons).

En génération IV, on obtient des pigeons de format très petit. On y trouve aussi une proportion anormale de stériles, mâle ou femelle (environ 1 sur 5). C'est le revers de la médaille. Un de mes amis a poussé l'expérience frère et sueur à la génération V. C'est la limite: mortalités brutales en particulier.

  • Dès maintenant donc, on peut dire

  • La consanguinité étroite n'a d'intérêt que depuis de très bons pigeons de base.

  • L'accouplement frère et sueur donne une proportion intéressante de bons pigeons.

  • Ces pigeons issus de frère et sueur sont aussi de bons reproducteurs en particulier accouplés avec un conjoint lui aussi issu de frère et sueur d'une autre origine.

  • Le croisement en 3e ou 4e génération de frère et sueur est une expérience très intéressante à poursuivre.

Nous en reparlerons bien sûr.

 

   Nous devons donc revoir les notions classiques de consanguinité en colombophilie. Nous savions déjà que beaucoup de colonies (de haute réputation) où elle est pratiquée fournissaient une proportion très intéressante de bons reproducteurs. Le moment est venu d'aller plus loin

 

J.P. STOSSKOPF

 

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