L'histoire des pigeons voyageurs au Yémen et en particulier à Aden;

      -En effet, les pigeons voyageurs existaient au Yémen depuis très bien longtemps, ceci dit avant même l’unification de l’actuelle république du Yémen, c'est-à-dire depuis l’époque  du Yémen du nord, et du Yémen du sud dont Aden la capitale.

Au Yémen du nord, il y’avait un majestueux palais estival à Sanaa  sous le règne du souverain Ahmed ben Yahia Hamid Adine, imam des zaïdites, sultan de Sanaa, commandeur des croyants, et roi du royaume Moutaouakilite du Yémen.

           -La vieille ville de Sanaa est l'un des 4 sites yéménites du patrimoine mondiale de l'humanité       

             selon l'Unesco;

A son époque, le pigeon voyageur servait fondamentalement afin d’assurer la correspondance, et de nos jours, le pigeonnier du roi toujours intact d’actualité, demeure à l’intérieur de ce magnifique palace royal érigé au dessus d’un immense rocher, d’où l’appellation « le palais du rocher » ou le « Dar Hajjar »en arabe.

 

                                      "Photo du palais du rocher à Sanaa"

C’était depuis ce temps là que la population de Sanaa commençait à s’initier dans l’élevage du pigeon voyageur, ceci dit vers 1940, ou même très peu de temps avant, et ceci biensur est un sujet long dont il serait essentiel pour le moment, d’en retenir tout simplement que les  pigeons voyageurs ont toujours existé au Yémen du nord depuis un peu plus de 70ans.

" Palais du rocher photographié de loin à partir de plusieurs façade"

 

Au Yémen du sud, les britanniques se sont implantés initialement à Aden au cours de la période coloniale et c’était dés lors qu’il y’avait des  pigeons voyageurs qui assuraient la correspondance ou l’échange de courrier entre les milices de l’armé britannique mais aussi afin de permettre au bataillon des transmission d’effectuer si nécessaire ,la correspondance en faveur du corps royal des transmissions ,et cela se passait vers 1873quand le capitaine Heinz était venu dans la  région à cette époque coloniale.

Dans le passé, la grande Bretagne avait fait plusieurs tentatives afin d’occuper la ville d’Aden, c’est pourquoi elle a envoyé le capitaine Heinz qui était l’un des officiers de la royale Navy britannique afin de voir à quel point cette région puisse être serviable –ou ne pas l’être- pour y fonder une base militaire navale, mais aussi un port de refuge des navires de guerre, y compris pour les bateaux de guerre en détresse. Dans son rapport, le capitaine Heinz soulignait la nécessité d’occuper Aden pour toute son importance en tant que site stratégique .L’occupation du Yémen du sud représente un long sujet mais il a fallu passer par là  afin d’évoquer et préciser que les pigeons voyageurs y ont bien existé aussi. Le Yémen du sud s’est aligné avec le bloc soviétique après le retrait anglais permettant de la sorte à l’union soviétique de contrôler la région, ce qui explique aussi la présence de pigeons voyageurs  dans le temps avec des bagues matricules russes et serbes  en même temps, et dont continuent d’exister encore quelques oiseaux de leur descendance au Yémen. En 1990, après la proclamation de l’unification du Yémen, la plupart des yéménites qui vivaient à l’étranger ont regagné leur terre natale, parmi eux un certain nombre d’amateur de pigeon et depuis lors c’était le départ décisif pour mettre en voie de développement les principes d’élevage du pigeon voyageur.

  -C'est sur cet îlot au large d'Aden que la Royale Navy a construit sa base militaire navale

Autrefois le pigeon voyageur a servi l’armé dans ses missions mais à présent, après le développement de la technologie, ce dernier demeure un sportif ou un champion des compétitions.              

-Ville d'Aden;

المؤتمر نت - منظر من عدن

La phase initiale de la colombophilie à Aden;

Vers 1989 /1990, un ressortissant yéménite au nom de Mohamed Aoud Ezoubaydi était de retour définitif vers son pays natal, le Yémen !

Ceci se passait justement après un long séjour en Arabie Saoudite, d’où il ramenait avec lui en même temps, le premier pigeon voyageur à être introduit à Aden pour des fins colombophiles, et il s’agissait là bien sur, d’un male surnommé « Almitraka ».

Ensuite, il commençait à en parler à ses proches, à sa famille, puis à ses intimes amis leur expliquant de la sorte, ce que c’était comme pigeon, à quoi (de)bon il pouvait servir et à ce dont il était destinement conçu au niveau sportif.

Très peu de temps après, il a demandé à des marchands ambulants de lui ramener une femelle une fois de retour au Yémen car ces derniers avaient l’habitude d’entamer des voyages réguliers dans les pays voisins comme la Syrie et l’Egypte.

Une fois qu’il a pu obtenir la femelle demandée, il l’a ensuite accouplé avec le male dont il disposait déjà, pour ainsi former son premier couple de pigeon voyageur à Aden.

Plus tard, il a  commencé par vendre les petits-fils descendant de ce couple à quelques éleveurs de pigeon de fantaisie, dont quelques-uns parmi eux ,sont devenus pratiquement parmi les premiers colombophiles yéménites qui bien sur représentent en tout la génération initiale de colombophile du Yémen, et dont il serait bon de citer  parmi eux Messieurs ; Khaled Abdallah décédé actuellement, Najeb Rajeh, Mounir Bishre, Khaled Nouàmane , et Chaouki Jamal parmi d’autres impossibles de tous mentionner .

Apres tout, les  marchands ambulants yéménites, commençaient peu à peu  par importer quelques troupes d’oiseaux hybrides, y compris les pigeons voyageurs qu’ils faisaient introduire à Aden, mais à la fois, les ressortissants yéménites qui vivaient dans les pays frontaliers, contribuaient partiellement à les introduire dans le pays pour ensuite les offrir ou les revendre. La colombophilie yéménite à cette époque là, vivait encore une phase initiale avec une progression très lente.

Le nombre de colombophile yéménite augmentait lentement, de ce fait se sont insérés à leur rang à l’époque, Bassel Elbadaoui, Khaled Ajouza , Khaled Elmenjra ,Nawaf Atmane ,notre ami Salem, Adib Aboulayoune, Ghassane Saghir, Ghassane Elkadi, notre ami Jalal de la banlieue de « Albraiqa » , notre ami Adnane ,Bassel Makbali ,parmi d’autres impossibles de mentionner tous à l’instant un par un. Nos colombophiles ont mis en reproduction beaucoup de pigeon , ce qui a permit une croissance en nombre de pigeon voyageur ,l’inconvénient c’est que ceci se faisait de manière hasardeuse, sans sélection rigoureuse car ces amateurs étaient des gens inexpérimentés dans ce domaine, même s’ils avaient à leur disposition sans même le savoir , de très bons exemplaires excellents au niveau des origines mais le problème c’est qu’ils ne sont parvenus à le savoir  que lorsqu’il en était largement trop tard.

La plupart des navires étrangers qui fréquentaient le port d’Aden, transportaient avec eux souvent des pigeons voyageurs, lesquels étaient des oiseaux des lignés les plus pures et des plus réputées dans le monde. Apres tout ,quelques beaux exemplaires parvenaient à s’échapper de ces bateaux ,surtout les pigeonneaux qui finissaient par tomber captifs entre les mains de ceux qui n’élevaient pas de pigeon voyageur, ou encore ceux qui ignoraient ce genre de pigeon ,et de la sorte ,Aden était devenu une ville très peuplée de pigeon voyageur dont la plupart portaient des bagues serbes ,et quand il arrivait à nos amateurs d’en attraper, ils cassaient immédiatement la bague ou toute chose d’accroché avec ,car ces derniers craignaient qu’apparaissent les propriétaires de ces pigeons qui finissaient par être vendu à des prix faibles et dérisoires.

   Le port d'Aden,

Les plus connus (ou célèbres) des pigeons égarés à Aden dans le temps ;

Une femelle surnommé « Rolex », qui appartenait à Mohamed Ezoubaydi, sur sa bague, il y’avait avec les chiffres, le symbole d’une montre  et de là venait son surnom, ce dernier l’avait acheté de chez Mr Chihab Reda qui est l’un des colombophiles de la subdivision de Ta’izz au Yémen. Mise en reproduction, cette dernière a donné naissance à de très bons pigeons et cette femelle a été capturée dans la zone où se trouvait la centrale électrique qui alimentait la ville de « Albraiqa ».

Un male surnommé « l’espagnol », car il y’avait sur sa bague trois chiffres et sur l’un des trois, il y’avait le dessin du drapeau espagnol, ce pigeon appartenait à Chaouki Jamal, il s’est échappé sans lui permettre d’en retirer le moindre pigeonneau. Ce dernier fut capturé dans un endroit quelque part dans la subdivision de « Lahij ».

Un autre male très connu des colombophiles yéménites, c’était « le serbe Najib»,qui portait une bague serbe et qui appartenait à Najib Rajeh à cette époque là, mis en accouplement ,ses petits-fils n’ont rien donné aux concours mais une fois qu’il l’a croisé avec de bons pigeons, ces nouveaux petits-fils ont commencé à exceller aux concours.IL est à rappeler que le prix des pigeons voyageurs était encore cher à cette époque au Yémen, c’est pourquoi les yéménites ne faisaient aucunement voler les pigeonneaux de la première génération ,et c’est pourquoi ils attendaient plutôt la naissance des petits-fils pour participer avec aux concours. Beaucoup d’oiseaux sont devenus célèbres à cette époque, mais une pertinente remarque, c’est que la première génération de colombophile yéménite n’a jamais dépassé les vingt Kms dans les concours réalisés dans le passé, ces lâchers s’effectuaient dans la région de « Lahij »,et en dépassant cet endroit ,c’était le cimetière tel que l’appelaient les colombophiles car aucun pigeon n’en revenait.

-Port de la ville d'Aden,

Ce n’est qu’à partir de 1998 que le Yémen a connu le vrai commencement d’une nouvelle génération de colombophile.

Moi, Mohamed Elhouidi, auteur de cet article; «j’entendais souvent les gens parler du pigeon voyageur, j’ai aimé en avoir mais malheureusement je ne disposais pas des moyens matériels pour m’en procurer, c’était un grand problème pour moi et j’étais incapable d’aborder ce sujet à mes parents car ils payaient déjà le loyer et la maison n’était proprement pas la notre pour y édifier un pigeonnier donc.

 

 

 

L'auteur de cet article, Mohamed Elhouidi,

A l’époque, mon ami Salmane Houlmi possédait un pigeonnier dans lequel il élevait des pigeons de fantaisie, c’était un voisin qui après avoirs finit ses cours, me raccompagnais de l’école chaque jours chez lui afin de voir ses pigeons, j’avoue que ça me faisait du bien que de les voir à chaque visite quotidienne et je rentrai chez moi après, joyeux satisfait.

Un beau jour, j’ai acheté des pigeons de fantaisie importé d’Egypte, c’était des’’ Kings’’ que j’ai commencé un peu plus tard à élever chez mon ami Hamada Koukou car je n’avais pas de colombier, après je suis parti me promener dans ‘’le marché aux pigeons’’ qui se situait dans la banlieue du ‘’Sheikh Atmane ‘’,c’était alors que j’y ai rencontré Mounir Bishre qui avait avec lui un pigeon voyageur à vendre, il  me demanda si je voulais le lui acheter, je ne savais comment lui répondre tenant compte des prix flambants qu’atteignait le pigeon voyageur à l’époque, alors je lui ai dit combien ça valait , et c’est ensuite qu’il a finalement conclu avec moi de me le céder contre les "King" que j’avais , en plus d’une petite part d’argent à lui payer sous forme de petites sommes à chaque fois. En tout cas, je n’y croyais pas, c’était un instant émotionnellement fort pour moi car je ne pensais même pas que j’allais aussi vite devenir propriétaire d’un pigeon voyageur, et je crois que tout amateur étant passé par des circonstances aussi difficiles que les miennes, qu’il puisse très bien me comprendre dans ce sens. Aussitôt, je l’ai emmené chez mon ami Houlmi Salmane à qui j’ai raconté toute l’histoire, puis à son retour, cela l’a rendu joyeux car pas n’importe qui à l’époque  pouvait se procurer un pigeon voyageur ou en être propriétaire autrement dit.

Bref !, je l’ai logé dans son pigeonnier, puis je suis ensuite rentré chez moi très fier de mon exploit .Le jour suivant, je suis reparti chez mon ami après en avoir terminé avec l’école, ce pigeon voyageur était le plus grand de tout les pigeons qui se trouvaient dans le pigeonnier de mon ami, on le trouvait très mystérieux dans sa manière de picorer les grains, très amusant dans sa façon de boire, et on le contrôlait minutieusement au moindre mouvement.

Très peu de temps après, on a décidé de lui chercher une femelle, puis finalement, je lui en ai acheté une  chez Chaouki Jamal contre mon vélo, je me suis conséquemment retrouvé sans vélo de ce fait, et on a surnommé le male " Houssam ".

"Houssam" était adulte comme male mais il s’est orienté quand même avec ce pigeonnier après y avoir reproduit maintes fois, on l’a ensuite entraîné tout en débutant tout prés de la maison de Houlmi mon ami, puis à partir de 3Kms tout en le suivant en courant ou à bicyclette car on craignait de le perdre, et c’était comme ça qu’on était devenus de  bons coureurs ou sportifs durant ces premiers entraînements préparatoires.

De retour au colombier, on lui préparait à boire et à manger et comme vous le savez, il revenait d’un entraînement difficile, Ha Ha Ha Ha…; c’était le début !  

Bref ! "Houssam" donnait naissance à pas mal de pigeonneaux, après un certain temps, j’ai commencé à le lâcher à partir de 20Kms, toujours en compagnie de mes 2amis, Hamada et Houlmi. Tout les trois, nous étions de très bons amis, nous étions dans la même classe et dans la même école. Notre sujet quotidien c’était Houssam, c’était à propos de lui dont on parlait à longueur de journée, qu’est ce que "Houssam"a avalé, qu’est ce qu’il a fait, etc. etc. .

Parfois, il nous arrivait de rencontrer d’autres amateurs, on leur disait que nous trois, rien qu’avec "Houssam", on pouvait nous imposer face à eux, et les affronter à partir de n’importe quel point de lâcher, ce qui a créé un esprit craintif pour quelques-uns d’entre eux dans le quartier.

Peu à peu, nos idées nous faisaient penser qu’il fallait aller encore plus loin, de là est née l’idée de nous dissocier moi et mon ami Houlmi Salmane à qui j’ai ensuite vendu "Houssam" pour 1400 réales yéménites.

Apres tout, j’ai fondé ma propre colonie de pigeon voyageur, même chose pour Houlmi et s’en était de même pour Hamada. Ensuite, tout les trois on s’affrontait en faisant un lâcher commun et à chaque épreuve, l’un de nous trois gagnait à son tour et à tour de rôle. Plus tard, on a considéré plus convenable d’organiser  des concours dans lesquels pourrait participer avec nous l’ensemble des colombophiles d’Aden, ce qui nous a fait distingué et démarqué  fort parmi eux  avec succès. A un moment donné, au lieu de 20Kms, on a allongé la distance afin d’atteindre les 35Kms à partir de ‘’Alhoussayni’’ comme point de lâcher, et de cet endroit nos pigeons sont revenus avec ceux de l’ensemble des participants. Apres, cet endroit, a été désigné favorablement parmi   les point de lâcher dont nos programmes des courses se basaient, et dés lors la colombophilie a commencé à progresser plus rapidement au Yémen car en 2ou3ans seulement, on a fait progressé énormément notre colombophilie, en plus nous n’étions que des jeunes et généralement, les jeunes sont toujours plein d’ambition et de volonté.

Plus tard Chihab Khayri Reda qui était un amateur de la subdivision de Tai’zz  ,est venu effectuer un lâcher de pigeon dans notre subdivision d’Aden afin de regagner Tai’zz -163kms comme distance- ce qui s’était accompli avec succès pour lui, mais ça nous a écœuré en quelque sorte moi et Houlmi ému à son tour, c’était un geste qui nous a troublé intérieurement, c’était comme une provocation indirect, et c’était pourquoi on s’étaient dit qu’il fallait lui reprendre sérieusement ou donner la revanche en effectuant un lâcher dans la subdivision où vit ce colombophile. Pour y arriver, on a commencé à entraîner nos pigeons régulièrement, étape par étape, jusqu'à 75Kms à partir de ‘’Joul-Moudrime’’ qui est une petite campagne entre la ville de Tai’zz et Aden (campagne sur les limites d’Aden); de ce fait, on a fait un grand pat mais on a pas encore eu notre revanche à ce moment là.

Le champion yéménite Chihab Khayri Reda inaugurant l'ouverture de l'expo colombophile organisée par Mohamed  Elhouidi en 2006

 

Notre ami Jalal de la ville de ‘’Albraiqa’’ était le premier amateur de la subdivision d’Aden à lui avoir rendu la pareille  en réalisant  un lâcher à partir de la subdivision de Tai’zz pour regagner celle d’Aden, et on a eu notre revanche en quelque sorte. Apres lui, un autre ami, Adib Aboulayoune, a fait le même lâcher à partir de Tai’zz mais malgré le retour de son male appelé ‘’Esniter’’, ce dernier n’est revenu qu’après trente jours, il lui fait répéter le même lâcher pour revenir dans une semaine, et encore une fois   avec le même pigeon pour enfin pouvoir finalement rentrer le même jour.  

A cette époque, on faisait tout pour se procurer des petits-fils du male  ‘’Esniter’’, ce male avant même d’appartenir à Adib Aboulayoune était un pigeon du colombier de Nawaf Atmane qui a fini par le lui vendre par la suite.

En effet, tout les pigeons qui revenaient en retard des concours étaient des oiseaux qui ne subissent aucun dressage ou entraînement pour la plupart d’entre eux avant l’enlogement, c’est ce qui explique tout et la distance qui existe  de Tai’zz à Aden est de 160kms.

 

Plus tard, je suis parti en voyage, mais pendant mon absence, mes 2amis Houlmi et Hamada  continuaient à dresser nos pigeons, et c’était pendant cette période que Houlmi est parvenu à battre le parcours existant entre Tai’zz et Aden  avec un male brun qui faisait partie de mes pigeons. De ce fait, on a eu notre revanche face à Chihab Reda qui est venu en personne sur les lieux afin de s’assurer si notre pigeon était bien rentré, et c’était un mystère pour lui que de le voir revenu car en raison de sa maigre corpulence, il était impensable de croire qu’il allait franchir tout ce parcours pour finalement rentrer dans notre colombier.

Plus tard, la subdivision de Tai’zz est devenu un point de lâcher qui ne servait plus  que d’entraînement, car après avoir allongé les distances, les concours se déroulaient sur des distances sérieusement plus longues.

Un peu plus tard, on a atteint la subdivision de Sanaa qui est une distance montagneuse forte qui atteint les 360Kms à peu prés, mes pigeons et ceux  de mes amis en ont réalisé d’excellentes performances devenant des vrais pointeurs dans nos concours  à partir de Sanaa jusqu'à Aden, et à cette époque, on représentait l’équipe des colombophiles d’Aden  qui était une équipe très populaire  dans le temps.

C’était nous qui effectuaient les lâchers à partir de Sanaa ; oui !,nous les membres de l’équipe colombophile d’Aden ‘’,  on formait cette équipe de colombophile avant même la création de n’importe quel association colombophile au Yémen et s’en était également de même  pour nos concours.

On lisait beaucoup de chose à propos des différentes manières de dressage ou d’entraînement, sur les différentes lignés qui existent, les colombophiles de la péninsule arabe, et l’on rêvait de parvenir un jour à avoir un club, ou une association ou n’importe quel organisme  colombophile qui puisse nous représenter et mettre notre pays en valeur colombophilement.

Apres mon voyage en Arabie Saoudite en l’an 2000, je m’entretenais avec le colombophile saoudien Mohamed Ahmed El- Youssef de qui j’ai appris la majeure partie d'une  colombophilie plus technique, il m’a aussi entraîné à l’élevage des pigeons, et m’a fait connaitre les plus célèbres amateurs du monde arabe. A mon tour, je transmettais toutes les connaissances et tout ce dont j’apprenais à mes deux collègues  au Yémen afin que l’on puisse se distinguer parmi les meilleurs amateurs du  pays. Mon maître saoudien m’a conseillé de créer un club ou une association  et c’était sous ses bons conseils qu’on en a parlé chez mon ami Houlmi mais nos discussions n’aboutirent à aucune décision, mais malgré l’échec de nos différents ou pour parlers, on a jamais pensé ou cru, que ce que l’on allait réaliser, était de devenir parmi les fondateurs clefs de la colombophilie au Yémen  au niveau dont elle réjouis actuellement.

     Mohamed Elhouidi devant un pigeonnier;

De retour au Yémen en 2002, j’ai introduis quelques lignés cultivées au Koweït  et on les a ensuite mises en reproduction.

En 2004, on a fondé ‘’l’association de la jeunesse d’Aden de colombophilie’’, c’était le 1iére du genre dans le pays, elle a été pleinement reconnu et agréé officiellement et je l’ai soutenu à plusieurs niveaux ; les derniers ouvrages colombophiles,du matériel, techniquement etc.  etc.

Maintenant, après tout ce chemin parcouru, notre ambition est devenu encore plus forte, puis après ont débuté entre moi et Houlmi quelques querelles, il était donc normal  de voir nos amis intervenir afin d'apaiser le problème, mais au contraire, ils n'ont fait que de l'attiser en jetant l'huile sur le feu ou mettant le feu au poudre autrement dit.

Conséquemment, je me suis retrouvé en plein désaccord, dans une situation très difficile et en pleine difficulté avec celui qui était mon fidèle ami d'enfance et collègue de classe, s'agissant bien de mon frère Houlmi Salmane.Bref !, d'innombrables problèmes se sont passé entre nous deux, malgré nous, la plupart des amateurs savaient quand même à quel point j’ai toujours aimé Houlmi, mais on a parachevé notre amitié par ne plus nous supporter, même rien que du regard l’un vers l’autre.

Apres notre séparation du bureau administratif de l’association que présidait notre frère Houlmi en 2006, j’ai décidé avec mes amis  qui ont démissionné avec moi, de créer une nouvelle association, dans ce sens on a mis en ordre tout ce qui était nécessaire afin de la fonder et c’était à cause des rôles ou des postes que chacun  fallait occuper qu’on avaient démissionné auparavant de ‘l’association présidé par Houlmi.

Un peu plus tard, notre ami "Aàyda ben Madi" de la subdivision de Hadramaout est venu nous rendre visite, je lui ai offert des pigeons de ce que j’avais de meilleur en ce qui concerne mes pigeons de base, je l’ai également aidé au niveau ‘’savoir et culture colombophile’’, ensuite il a fondé sa propre association dans la ville de ‘’Al-Mukallâ’’ qui fait partie de la subdivision de Hadramaout.

De ce fait, Hadramaout connaissait de plus en plus d’amateur depuis la création de cette dernière association qui est devenu la seconde  du pays à être enfin créer pour des fins colombophiles.

A son tour, Chihab Khayri Reda a fondé un club colombophile dans la ville de Tai’zz, lequel est considéré  comme étant le premier à être pleinement reconnu et agréé par le ministère de la jeunesse et des sports contrairement aux premières associations colombophiles d’avant qui ont dépendu du ministère du travail et des affaires sociales.

Apres, la colombophilie a prit des dimensions plus sérieuses dans notre pays, puis j’ai importé en 2007 beaucoup de pigeons voyageurs que j’ai introduit au Yémen et qui étaient parmi  les lignés  rares et pures. Egalement, je me suis entretenu avec les plus célèbres des colombophiles de la péninsule arabe, j’ai ainsi créé un site colombophile – le 1ier au Yémen- duquel dépend toute l’actualité colombophile du Yémen afin que les autres du monde arabe puissent nous lire et en savoir sur nous. Notre compatriote, "Aàyda Ben Madi" à son tour a créé un autre site colombophile à  Hadramaout .Apres avoir abandonné ‘’l’association de la jeunesse d’Aden de colombophilie’’, j’ai créé  avec mes amis une autre dans la même  ville en 2007, elle s’appelle ‘’l’association des colombophiles d’Aden’’  dont plus de 70 membres.

J’ai organisé la première exposition de pigeon voyageur au Yémen le 25/05/2007 ; c’était un événement grandiose , couronné de succès, personne n’aurai cru que j’allais réussir à l’organiser, ça a regroupé massivement beaucoup d’amateur, et j’y ai invité beaucoup d’anciens amateurs yéménites. Notre but n’était pas lucratif, ce n’était qu’afin d’accroître ou faire développer la colombophilie chez nous et de sensibiliser l'opinion des gens, y compris d’aider les jeunes  à acquérir beaucoup de chose, de connaissance  et en savoir plus sur cette passion. En un mot, je crois avoir contribué par cette exposition à élever le nom du Yémen plus haut colombophilement.

 

Première exposition de pigeon voyageur au Yémen sous le sponsor officiel de Mohamed Elhouidi

C’est après que nos frères de la capitale Sanaa ont fondé à leur tour une nouvelle association yéménite, ils l’on appelé ‘’l’association du 22Mai de colombophilie’’.

Ça commençait d’un rêve à la réalité,

D’une association initiale vers l’apparition de plusieurs clubs au sein de la république, et savez-vous qui en est la cause ?

C’était grâce à moi et à mes amis,

On a été derrière cette progression et l’on continue d’ailleurs encore dans ce sens.

Mon ami s’est marié il a déjà un fils maintenant, il l’a appelé Houssam et vous savez déjà qui était Houssam.

Je me suis marié à mon tour mais autrement j’ai appelé mon fils ;’’Abdellah Alnamer’’.

C’était en débutant d’un male ‘’Houssam’’, puis en le suivant en courant derrière lui, jusqu’à organiser les meilleurs concours et créer les meilleurs associations.

C’était en débutant comme de simples ou modestes amateurs, pour ainsi devenir plus tard parmi les meilleurs colombophiles du Yémen, je remercierai donc Houssam et les pigeons voyageurs.

Maintenant je voudrais vous dire après tout, que j’ai été parmi les fondateurs de la colombophilie yéménite et je continue toujours dans cette optique mon chemin.

Aujourd’hui, déjà est né la fédération yéménite de colombophilie (créée le 14/05/2008), elle est présidé par Mr Abdeljalil Moukbil Abdelghani  Sanbani, elle a été incorporé à la fédération arabe de colombophilie le 25/03/2010.et prochainement –on l’espère bien- elle devrait être incorporé à la fédération internationale de colombophile.

Cette année 2010 on a effectué plus d'une vingtaine de concours dont le dernier lâcher effectué s'est déroulé à  partir de Al Mukalla jusqu'à Aden, ce qui fait une distance de 485kms à vol d'oiseau, un autre concours à partir de Hodeïda jusqu'à Aden étant le plus long d'une distance de 600Kms, ce qui fait que c'est le plus long de tout ceux qu'on  a organisé. Aussi je voudrais citer quelques-uns parmi d'autre étant fait cette année comme;

-à partir de Ad Dalià jusqu'à Aden, 128Kms

-à partir de Sana'a jusqu'à Aden 360kms,

-à partir de Tai'zz jusqu'à Aden 163Kms,

A partir de Dammar à Aden 220Kms,-

- à partir de Chibouh jusqu'à Aden 225Kms,

- à partir de Bir Ali jusqu'à Aden 315Kms,

-à partir de Mudiyah jusqu'à Aden 285Kms

Je remercie enfin tous ceux qui contribuent pour le bien de la colombophilie au Yémen. »

Mohamed Elhouidi, est directeur d’une importante société d’importation  au Yémen, vice président de l’association des colombophiles d’Aden, délégué et représentant de la dite association, et du club de la ville de Tai’zz  de colombophilie.

De nos jours, le colombier des frères Elhouidi demeure le plus célèbre au Yémen, ces derniers ont conclu dernièrement un partenariat avec le colombier de Mr Nawaf Atmane, président de l’association des colombophiles d’Aden.

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Membres et amateurs de l'association des colombophiles d'Aden le jour même de l'inauguration de l'exposition colombophile organisée par Mohamed ELHOUIDI

 

Mohamed Elhouidi étant à la droite de la photo avec son petit frère Ahmed Elhouidi étant à la gauche;

 

De droite à gauche,l'un des membre du club colombophile de la subdivision de Hadramaout ,suivi de Ahmed Basoultane,membre de l'association des colombophiles d'Aden,suivi d'un amateur de Hadramaout,Aida Ben Madi,Mourad Hachem correspondant de la chaîne alzajeera venu interviewé Mohamed  Elhouidi ,Chihab khayri Reda,son adjoint Ahmed Hayl,Hani Abdellah étant membre,Nawaf Atmane président de l'association des colombophiles d'Aden,Hicham Elkhoudre de l'association des colombophiles d'Aden ,le petit garçon"Mohamed Nawaf' c'est le plus jeune amateur d'Aden et c'est aussi le fils de leur président Nawaf Atmane.

Le président du conseil régional du ministère de la jeunesse et des sports avec des membres et des journalistes

 

Site de l'association des colombophiles d'Aden;

www.adenp.jeeran.com

Site de l'auteur Mohamed Elhouidi;

www.hploft.jeeran.com       slwm0001@hotmail.com

Rédigé à Aden au Yémen par Mohamed Elhouidi le 01.06.2010

 Traduit à Agadir par Hassan Dutezraoulte pour www.star-pigeons.com

 

                                                                                              - MOHAMED ELHOUIDI             

Parmi 11palais du Yémen, le palais blanc de la ville de Sayoun se dresse majestueusement;

EN FAVEUR DES SITES COLOMBOPHILES FRANCOPHONES QUI VOUDRAIENT PUBLIER CET ARTICLE.

                                                                                            BONNE LECTURE!